" Gouter à ce plein bonheur qu'on vous donne comme par erreur quand on ne l'attendait plus "

" Gouter à ce plein bonheur qu'on vous donne comme par erreur quand on ne l'attendait plus "
23 octobre 2009.

"Du bonheur à l'état pur, brut, natif, volcanique.
C'était mieux que tout.
Mieux que la liberté, mieux que la vie."

# Posté le samedi 24 octobre 2009 09:18

" La vie de personnes sans nom, la vie de personnes extraordinaires. "

" La vie de personnes sans nom, la vie de personnes extraordinaires. "
Jamais je n'ai parlé d'eux. Enfin si, bien sur, parfois, j'en ai parlé, mais jamais je ne les ai écrits. Et pourtant, c'est surement eux qui le méritent le plus. Je les ai toujours beaucoup admiré, ils ont souvent été la raison de mes vantardises. Parce que c'est les meilleurs. Parce que quand je les regarde, je me dis qu'un jour, je serai comme eux, et ça me fait rêver. Parce que, contrairement à moi, ils n'ont jamais fui. Face aux drames les plus inattendus, ils ont gardé la tête haute, pour compenser ma bassesse. Parce qu'ils se sont forcés à être heureux quand je ne l'étais pas. Quand je regarde les photos, je me dis que j'aurais pas pu mieux tomber...et qu'est ce qu'ils sont beaux ! Parce que jamais, je n'ai eu a dire que c'était toujours mieux chez les autres, tandis que, parfois, on a dit que c'était mieux chez Marie. Ils m'ont toujours aidée à me relever, quand je suis tombée de mon vélo à quatre ans, quand j'ai eu très peur de retourner au collège a onze ans, je me rappelle qu'ils m'ont donné la main, et quand je suis tombée de fatigue et d'angoisse dans le RER a dix huit ans, ils m'ont parlée, doucement, jusqu'a ce que je me relève.

Et, surtout, parce que quand je leur ai dit que je voulais partir, ils ont été triste, surement, mais il m'ont sourit, et m'ont promis de m'aider. Et ils l'ont fait.

# Posté le mercredi 21 octobre 2009 16:37

" Y'a des silences qui disent beaucoup, plus que tous les mots qu'on avoue. "

" Y'a des silences qui disent beaucoup, plus que tous les mots qu'on avoue. "
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" On a beau crier encore et toujours
Rien n'etouffera le manque d'amour. "

# Posté le dimanche 18 octobre 2009 07:09

" Si le rideau se lève, j'inspirerai et j'expirerai, fier de savoir le faire. "

" Si le rideau se lève, j’inspirerai et j’expirerai, fier de savoir le faire. "
Elle a su trouver les mots. Ceux que je n'osais pas formuler, ceux auxquels il pensait, j'en suis sure. ....... ........... Merci.

" Ils vont m'ouvrir le c½ur. Mon c½ur, celui qui me tient en vie, en qui j'avais confiance avant même de constituer mon premier souvenir. Ils vont bidouiller, observer, nettoyer, comme l'horloger qui souffle sur un rouage pour enlever la poussière qui empêche l'aiguille des secondes de tourner. S'il souffle mal, si le rouage dérape, la Terre tournera sans moi. Etre nu devant ces gens ça me gène moins que de les voir trancher mon organe sentimental. Ils ont déjà tout vu, ma structure sur des radios, ma peau fine et mes veines bleuies, des centimètres carrés d'intimité et aujourd'hui ils vont s'attaquer à ce que j'ai toujours eu la possibilité de cacher à tout le monde. Mon c½ur fissuré, celui que j'ai voulu arrêter plusieurs fois, aujourd'hui je voudrais le doper, je m'excuse pour les jours où je ne lui ai pas fait confiance, je le supplie de ne pas me lâcher. Je n'arrive pas à réaliser qu'il risque de s'arrêter, je ne conçois pas qu'il ait faibli, je le savais fragile et abimé par l'expérience, mais pourtant je le croyais imbattable. Il était invisible aux yeux du monde, j'étais le seul à y promener mes pensées, quelques proches ont collé leurs oreilles contre ses murs pour l'entendre murmurer ce que je n'arrivais pas à dire, et aujourd'hui de grands doigts vont faire une brèche dans la forteresse à coup de scalpel.

Je rougis de savoir ce qu'ils vont abîmer inconsciemment. Ils trouveront des cicatrices, des prénoms marqués au crayon de papier, effacés avec la gomme du temps qui marche parfois mal, puis d'autres gravés à coup de promesses dans mes tissus. Ils font partis de moi. Ils vont trouver quelques images que je gardais au chaud, ils vont égratigner mon sixième sens, je me demande si j'arriverai à ressentir les mêmes choses demain. Mes pulsions, la débâcle contradictoire que je passais des nuits à essayer de démêler. Est-ce qu'accidentellement un lien ne sera pas coupé, est ce qu'ils ne vont pas déchirer un sentiment, rayer une amitié, est ce que j'aimerai encore ma femme demain ? Vous me direz docteur, s'il est de pierre ou d'artichaut...

Peut-être qu'il n'y aura pas de demain. On va me fermer les yeux, et peut être que le destin et ses humeurs vont mettre des cadenas dessus. C'est une sensation bizarre.

Nettoyez-le un peu ce c½ur si vous tenez à le triturer. Enlevez les regrets qui le ralentissent, et neutralisez la jalousie, cette rouille qui ronge les sourires qu'on se donne d'habitude, mettez dehors le chagrin qui alourdi mais ne froissez pas les ailes que m'ont donné certains mots. Sortez mes incertitudes, enlevez la cette maladie qui inquiète mes proches, qu'on n'en parle plus, mais surtout réveillez-moi dans quelques heures, parce que j'ai oublié d'aller prendre quelqu'un dans mes bras. Je pense à toutes les choses que je n'ai pas pris le temps de dire, ou pas assez, avant d'être allongé là. La première, c'est « je t'aime ». A l'instant où je pense je voudrais me concentrer très fort pour envoyer des bouquets de mots qui font sourire à ceux qui habitent dans mon c½ur, je voudrais qu'ils sachent tout. Je veux tendre un mouchoir à la jeune fille qui pleure en essayant de ne pas penser à moi en ce moment, à ceux qui savent garder le silence mais qui ressentent beaucoup. Je voudrais que si mon c½ur lâche, il explose de toutes ces choses qu'il n'arrivait pas à exprimer au quotidien. Il faut que je dise ce que j'ai dessus à ceux qui sont dedans, je réalise que c'est un impératif. Je fais la liste de tout ce que j'ai oublié, je me fais des promesses il est hors de question que je n'ouvre pas les yeux dans les prochaines heures. Je ne sais pas si mon c½ur sait qu'il risque de s'arrêter, peut-être qu'il le veut, ça l'arrange de dormir après toute ces années. Il bat vite, et fort, je me sens trembler nerveusement, un peu comme avant de rentrer en scène pour parler devant des tas de gens, il va bégayer, peu m'importe tant qu'il ne reste pas muet. "

Maëlle F.

# Posté le mardi 13 octobre 2009 15:30

" Paris sera toujours Paris. Qu'est ce que tu veux qu'il fasse d'autre ? "

" Paris sera toujours Paris. Qu'est ce que tu veux qu'il fasse d'autre ? "
Sur les champs, il y a des dizaines de couverture de Vogue, et j'ai l'air blasée. D'ailleurs, t'as remarqué ? Je ne dis plus les champs elysées, je dis les champs, ça fait moins touriste, moins provinciale. Bon, ma province je l'aime, mais j'ai préféré faire en sorte de m'intégrer. Je prends le métro avec une gueule de trois pieds de long, ben oui, on a jamais vu personne sourire dans le métro, c'est surréaliste comme idée. Je dis aux gens "ben voila, la t'as la Concorde, et derrière les Tuileries". Ben voila ! Normal, quoi. Et puis vendredi prochain, Je vais me faire Jean Dujardin. Ca aussi, c'est terriblement banal. Si j'ai le temps, je tenterai peut-être Melvil Poupaud, mais bon, j'ai pas que ça à faire non plus. Et même que le bruit de mon passe Navigo, il me sort par les oreilles. Puis la pelouse du Louvre, elle est bien belle mais ça salit les escarpins. En plus, il pleut tout le temps. Voilà ce que je me dis, tous les jours.....

"Hein, qu'à Paris, y'a des pigeons partout et des rues toutes sales" (Léo, 4 ans)

Mais, parfois, je relève la tête, et j'ai a nouveau quatre ans. Comme mon petit Léo qui trouve que Beaubourg, c'est vachement joli (chacun ses gouts mes amis). Et la, les Champs reprennent toute leur dimension et redeviennent Elysées. Je ne prends plus le métro, parce que après tout, a pied, c'est faisable, et ça détend. Je beugue devant la Concorde et en regardant mes copines pas plus parisiennes que moi, on se comprend. "Mais c'est vraiment un truc de fou cet endroit !". Les Tuileries, on n'ose même pas y aller tellement c'est de la folie. Et vendredi prochain, Jean Dujardin, je vais me ratatiner devant lui, mais je serai quand même super fière ! Le passe navigo ? Certes, le biiiip est strident, mais il fallait voir mon sourire quand je l'ai montré à tous les chambériens. C'est pas vrai. Il pleut pas tout le temps. Juste 3h par jour. Et puis surtout, tout à l'heure, j'ai vu la Tour Eiffel. J'ai appelé ma maman et je lui ai dit "Tu sais pas ce que j'ai vu ?? La Tour Eiffel !!!". Et c'est pas moi qui avait l'air le plus blasé !

# Posté le samedi 10 octobre 2009 16:36